Ouvrir dans une nouvelle fen�tre Ficher les d�linquants sexuels
Sep 5, 2003

�On ne doit plus laisser en libert� un violeur, apr�s sa sortie de prison, sans savoir o� il habite, ce qu'il fait et, par-dessus tout, sans s'assurer qu'il suit un traitement. � Nicolas Sarkozy souhaite que soit mise en place une obligation pour les d�linquants sexuels de � signaler leur �ventuel changement de domicile, d'indiquer o� ils se trouvent et de pr�senter des �l�ments prouvant qu'ils suivent un traitement �.

Ces renseignements seront communiqu�s aux commissariats et gendarmeries, et pourraient constituer la base d'un � fichier des d�linquants sexuels � comme c�est le cas aux �tats-Unis, le Canada ou en Grande-Bretagne, ce type de fichier a �t� mis en place sans que cela provoque de scandale.

� Il n'est �videmment pas question de rendre public le nom de personnes condamn�es qui ont purg� leur peine, mais juste de savoir o� elles se trouvent. � pr�cise-t-on dans l�entourage du ministre de l�int�rieur.

Ce projet pourrait entrer en synergie avec le FNAEG ce qui inqui�te le Syndicat de la Magistrature qui donne souvent l�impression de plus se passionner pour les principes que pour les victimes.� Ce nouveau fichier fait que des personnes qui ont �t� condamn�es et ont effectu� leur peine vont vivre comme des pr�sum�s coupables toute leur vie, estime Julie Ledard-Mouty, vice-pr�sidente du SM. C'est une forme de peine � perp�tuit� qui est une entrave � leur r�insertion sociale. �

Le fichier national automatis� des empreintes g�n�tiques et le fichier des d�linquants sexuels pourraient �tre les premiers pas vers une collaboration europ�enne. Des policiers font remarquer que le forestier fran�ais arr�t� en Belgique avait d�j� �t� condamn� plusieurs fois en France pour des d�lits sexuels.

Les associations de victimes se f�licitent de l�annonce faite par Nicolas Sarkozy. � La cr�ation de ce fichier faisait partie des propositions que nous avions soumises au minist�re de la Justice en novembre 2001 � appr�cie Sandra Montel, juriste au sein de l'association de l'Enfant bleu.

L�association de lutte contre la p�dophilie vient de r�v�ler que le nombre de sites p�dophiles sur Internet s�est d�velopp� d�une mani�re catastrophique sans que les autorit�s donnent l�impression de s�en pr�occuper. Nicolas Sarkozy fait un pas dans le bon sens, celui de la protection des malheureuses victimes. On ne peut que l�en f�liciter surtout quand on sait que les d�linquants sexuels forment la cat�gorie de criminels parmi laquelle on trouve le plus de r�cidivistes.

�2003 L'investigateur - tous droits r�serv�s