� Ces juges sont doublement d�rang�s. Ils le sont d'abord politiquement. Ensuite, ils le sont par nature. Pour faire ce travail, il faut �tre mentalement d�rang�, il faut avoir des troubles psychiques �, a d�clar� Berlusconi � deux journalistes anglais re�us dans sa villa de Sardaigne o� il a pass� l'�t�.
Ces paroles lui ont valu un net rappel � l'ordre du pr�sident de la R�publique, Carlo Azeglio Ciampi. M. Ciampi a affirm� � sa ferme conviction que les citoyens italiens conservent leur pleine confiance dans la magistrature qui, non sans beaucoup de difficult�s, oeuvre en toute autonomie et ind�pendance pour prot�ger leurs droits et le respect de la l�galit� �. M. Ciampi a tr�s mal pris les propos du chef du gouvernement dans un pays o� les magistrats ont parfois pay� de leur vie le fait de mener des enqu�tes p�rilleuses, notamment en Sicile.
Le porte-parole de Berlusconi, Paolo Bonaiuti, a tent� en vain de d�samorcer l'affaire en accusant les journalistes d'avoir transform� � une boutade relative � des cas particuliers en une consid�ration d'ordre g�n�ral sur une cat�gorie enti�re, ce qui n'�tait �videmment pas le cas �.
Pour le Corriere della Serra, M. Berlusconi a � outrepass� les limites �. Pour La Repubblica, il a franchi le � point de non retour �. L'opposition de gauche s�est content� d�affirmer qu'en Italie, � l'anomalie c'est Berlusconi �.
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