Gilles Millet : beaucoup de bruit pour rien
Une amende avec sursis a �t� requise jeudi par le Parquet de Paris contre le journaliste Gilles Millet, qui travaillait alors � Lib�ration, poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour la d�tention, en juin 1998, d'un rapport d'enqu�te �tabli apr�s l'assassinat du pr�fet de Corse Claude Erignac le 6 f�vrier 1998.
Le 30 juin 1998, le domicile de M. Millet avait fait l'objet d'une perquisition par les policiers de la Direction nationale anti-terroriste (DNAT), que le juge Jean-Louis Brugui�re avait charg�s d'une tr�s large mission d'enqu�te dans les milieux s�paratistes corses au lendemain de l'assassinat du pr�fet.
"J'insiste sur le fait que ce document a �t� volontairement distribu� � la presse par des gens de la pr�fecture", a d�clar� M. Millet.
Le tribunal l�a reconnu et a a mis son jugement en d�lib�r� au 23 octobre apr�s avoir entendu l'avocat du journaliste, Me Georges Kiejman, r�clamer la relaxe de son client. L'avocat consid�re la perquisition comme "illicite" et les poursuites comme "in�quitables" et contraires � la libert� du journaliste reconnue par la Cour de cassation. Gilles Millet est aujourd�hui le journaliste vedette du mensuel corse � Corsica �.
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