Cela fait dix ans que �a dure. Pour avoir rachet� dans des conditions peu claires l'assureur am�ricain Executive Life, le Cr�dit Lyonnais avait �t� condamn� � payer la somme colossale de 600 millions de dollars. Pour donner un exemple, c�est beaucoup plus que ce que le gouvernement fran�ais propose de donner en faveur des personnes �g�es sur plusieurs ann�es.
Le Cr�dit Lyonnais et l'une de ses filiales, le CDR (Consortium de r�alisation), sont accus�s d'avoir organis� en 1991 la reprise de l'assureur am�ricain en faillite Executive Life. � cette �poque, la loi am�ricaine n'autorisait pas une banque de d�tenir plus de 25 % du capital d'une compagnie d'assurances.
Le procureur f�d�ral de Los Angeles, Debra Wang, vient d�ordonner que la somme soit vers�e avant le 31 ao�t. Sans ce versement, le Cr�dit lyonnais sera inculp�, poursuivi et condamner � ne plus pouvoir faire affaire aux �tats-Unis.
La banque fran�aise vient de faire une proposition de r�glement portant sur un montant allant de 70 � 75 millions de dollars ce qui a �t� jug� d�risoire par la justice am�ricaine.
En cas de cessation d�activit�s les biens du Cr�dit Lyonnais aux �tats-Unis seraient saisis. Le Cr�dit lyonnais a trait� ce dossier par-dessus la jambe ne croyant pas � l�amende. Sa l�g�ret� et l�arrogance de ses dirigeants n�ont rien arrang�. eu le tort de sous-estimer cette affaire. L'attitude de son ancien pr�sident Jean Peyrelevade, qui n'a jamais voulu entendre parler de sa responsabilit� ou de celle de son entreprise, a �galement d�plu. Les tentatives d'approches de repr�sentants du gouvernement fran�ais aupr�s de l'attorney g�n�ral John Aschroft ou du secr�taire d'�tat Colin Powell ont caus� plus d'irritation que d'apaisement. �
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