Le 15 ao�t, le secr�taire d'�tat, M. Colin Powell, a annonc� que, vu l'acceptation par la Libye de la responsabilit� des actes de ses agents publics en ce qui concerne l'attentat de Lockerbie, les �tats-Unis ne s'opposeraient pas � la lev�e des sanctions de l'ONU, mais qu'ils continueraient d'appliquer � ce pays leurs propres sanctions.
"Nous continuons, a dit M. Powell, d'�tre tr�s pr�occup�s par d'autres aspects du comportement de la Libye, notamment son pi�tre bilan en mati�re de droits de l'homme, l'absence d'institutions d�mocratiques, son r�le destructeur dans la poursuite des conflits r�gionaux en Afrique et, ce qui est encore plus inqui�tant, le fait que ce pays cherche � se doter d'armes de destruction massive et de leurs vecteurs."
Par ailleurs, "la Libye doit prendre en consid�ration les pr�occupations qui sont � la base de ces mesures bilat�rales. Elle doit continuer de prendre des mesures d�cisives pour participer � la lutte contre le terrorisme international."
Voici la d�claration de M. Powell que le d�partement d'�tat a diffus�e le 15 ao�t.
Comme le porte-parole de la Maison-Blanche vient aussi de l'annoncer aujourd'hui, la Libye a d�clar�, dans une lettre qu'elle a adress�e au Conseil de s�curit� de l'ONU, accepter la responsabilit� des actes de ses agents publics en ce qui concerne l'attentat � la bombe contre un avion de Pan Am (vol 203) qui a explos� le 21 d�cembre 1988 au-dessus de Lockerbie (�cosse) et a pris des dispositions pour indemniser les familles des victimes conform�ment � un accord conclu directement entre ces familles et la Libye. Ce pays a d�j� livr� les deux suspects qui sont accus�s d'avoir organis� l'attentat, notamment Abdel-Basset al-Megrahi, qui a �t� jug� coupable d'assassinat et condamn� � une peine d'emprisonnement � vie.
Vu ces mesures, et afin de permettre l'ex�cution de l'accord conclu par les familles, les �tats-Unis ont inform� le Conseil de s�curit� de l'Organisation des Nations unies que, lorsque la Libye aurait d�pos� comme convenu dans un compte bloqu� les sommes pr�vues au titre des indemnit�s, ils ne s'opposeraient pas � la lev�e des sanctions de l'ONU qui avaient �t� suspendues en 1999.
La lev�e des sanctions � l'ONU n'aura pas d'effet sur les sanctions que les �tats-Unis appliquent � la Libye et qui resteront en vigueur. Nous continuons d'�tre tr�s pr�occup�s par d'autres aspects du comportement de la Libye, notamment son pi�tre bilan en mati�re de droits de l'homme, l'absence d'institutions d�mocratiques, son r�le destructeur dans la poursuite des conflits r�gionaux en Afrique et, ce qui est encore plus inqui�tant, le fait que ce pays cherche � se doter d'armes de destruction massive et de leurs vecteurs. La Libye continue aussi de figurer sur la liste des �tats commanditaires du terrorisme, et l'inscription sur cette liste est assortie de sanctions particuli�res. La Libye doit prendre en consid�ration les pr�occupations qui sont � la base de ces mesures bilat�rales. Elle doit continuer de prendre des mesures d�cisives pour participer � la lutte contre le terrorisme international.
Les efforts du gouvernement des �tats-Unis au sujet de l'attentat � la bombe contre l'avion de Pan Am servent � rappeler � tous ceux qui envisagent de commettre des actes de terrorisme que les �tats-Unis chercheront toujours � obtenir justice et r�paration pour le compte de leurs ressortissants. La lutte contre le fl�au que constitue le terrorisme reste un des engagements supr�mes des �tats-Unis, et nous resterons in�branlables dans la poursuite de cette lutte.
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