La direction des Brigades des martyrs d�al-Aqsa, un groupe arm� li� au Fateh de Yasser Arafat, a bien proclam� un cessez-le-feu, mais rien ne prouve encore que les petites cellules et unit�s de ce groupe en Cisjordanie, qui sont quasiment autonomes, ob�iront � cet appel.
C�est une de ces cellules d�ailleurs qui avait revendiqu� l�attaque meurtri�re de lundi, premier jour de la tr�ve des attaques anti-isra�liennes proclam�e par les principaux groupes palestiniens.
Mais un peu plus tard, dans un communiqu� attribu� � l�ensemble des Brigades des martyrs d�al-Aqsa, celles-ci ont annonc� qu�elles se ralliaient � la tr�ve conditionnelle et temporaire des attaques contre Isra�l. � Nous nous engageons � respecter la position du mouvement (Fatah) qui appelle � une tr�ve temporaire et conditionnelle � des attaques anti-isra�liennes, pr�cisait un communiqu�. Le groupe explique avoir pris cette d�cision � en r�ponse aux instructions de notre autorit� l�gitime � la t�te de laquelle se trouve le dirigeant Yasser Arafat et pour donner une chance au gouvernement dirig� par Mahmoud Abbas et garantir l�unit� nationale �.
Toutefois, � quelques cellules de ces Brigades estiment qu�elles ont �t� ignor�es lors des tractations secr�tes ayant abouti � la tr�ve et ont poursuivi leurs attaques consid�rant que le cessez-le-feu ne les engageait pas �, explique Nayef Souitat, dirigeant du Fateh � J�nine. Il a fait n�anmoins �tat d�� efforts tous azimuts pour amener ces cellules � adh�rer � la tr�ve �.
Selon ce dirigeant cit� par Le Jour, les Brigades, qui agissent essentiellement � partir de J�nine et de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, ne sont pas un � groupe homog�ne, d�o� la difficult� de trouver un interlocuteur avec lequel on peut n�gocier �. � Seul Marwan Barghouthi, dirigeant du Fateh en Cisjordanie et d�tenu en Isra�l depuis plus d�un an, est capable de contr�ler la situation sur le terrain et les �ventuels d�bordements de ces Brigades �, affirme M. Souitat. � Sa lib�ration est tr�s utile pour que la tr�ve dure �, estime-t-il.
Cet avis est partag� par un autre dirigeant du Fateh, Abdelrahmane al-Choumali qui estime que sa lib�ration est � urgente et n�cessaire �, pour contr�ler les groupes dissidents. Selon lui, � Barghouthi jouit d�une personnalit� charismatique, d�un pouvoir d�influence et a la confiance des diff�rentes formations palestiniennes �. � Ces diverses cellules n�ob�issent pas � une seule direction. Le noyau dur est bas� � J�nine, notamment dans le camp de r�fugi�s de cette localit� et � Naplouse �, indique M. Choumali.
Selon diverses sources palestiniennes, le ministre palestinien d�l�gu� aux affaires de s�curit� Mohammed Dahlane et l�ancien ministre de l�Int�rieur Hani al-Hassan avaient propos� d�int�grer les membres de ces Brigades dans les services de l�Autorit� palestinienne, mais la proposition est rest�e sans suite.
N�es avec le d�clenchement de l�intifada en 2000, apr�s les affrontements sanglants du 29 septembre sur l�esplanade des Mosqu�es � J�rusalem-Est, ces Brigades ont depuis revendiqu� une s�rie d�op�rations anti-isra�liennes. Isra�l accuse M. Barghouthi d�avoir lanc� les Brigades dans la lutte. �g� de 43 ans, il est poursuivi devant un tribunal isra�lien pour � meurtres, complicit� de meurtre, tentatives de meurtre, appartenance � une organisation terroriste, d�tention d�armes et d�explosifs �, chefs d�accusation pour lesquels il encourt la prison � vie. Mais c�est depuis sa prison que ce dirigeant a r�ussi, selon des responsables palestiniens, � convaincre les groupes islamistes radicaux de la n�cessit� de donner une chance au processus de paix et � obtenir une tr�ve.
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