Reprise du proc�s de quelques membres pr�sum�s de la Brise de Mer, d�un paillotier et d�un architecte soup�onn�s de racket sur la personne d�un entrepreneur. Le proc�s, repouss� en juin � ce d�but juillet, a donc commenc�. L�affaire est d�licate puisque la victime elle-m�me a quelque mal � donner des pr�cisions sur les menaces qu�elle aurait subi. Mardi, Arnaud Vieule, commissaire des RG, en poste � Perpignan depuis deux semaines, est venu expliquer comment il avait eu vent de cette affaire par le truchement de sa femme amie de l��pouse de l�entrepreneur rackett�. Arnaud Vieules a �t� mut� sur le continent apr�s que son v�hicule ait �t� plastiqu� par le FLNC Union des Combattants qui l�accusait sans l�ombre d�une preuve d�avoir favoris� le FLNC 3. Son d�part ne repr�sente certainement pas une victoire pour la d�mocratie.
Le proc�s qui entre dans son troisi�me jour, n�a gu�re avanc�. Les pr�venus affirment qu�il s�agissait d�une affaire en bonne et due forme. 80000 euros ont �t� vers�s � l�architecte Baude et � un de ses confr�res qui sont aujourd�hui propri�taires de la bo�te de nuit vendue � Richard Juillet. Celui-ci affirme au contraire qu�on a voulu lui imposer de paye 3 millions de francs au lieu du million initial. L�accusation va devoir prouver le racket. Selon Arnaud Vieule c�est la personnalit� de Voillemier et de Pattacchini, barons suppos�s de la Brise de Mer qui avait attir� son attention. Ces deux hommes avaient en effet particip� au casse historique de l�Union des Banques Suisses. Il y a pourtant un foss� immense entre la � pr�somption de culpabilit� � et la culpabilit� r�elle. Police et gendarmerie semblent vouloir faire de cette affaire un exemple afin de pousser les victimes de racket � porter plainte. Reste � savoir si la cour suivra l�accusation. Or le jugement interviendra alors que la Corse se pose de plus en plus de questions sur les attentats contre des maisons individuelles. Il semblerait que dans certains cas comme celui de Solaro, voyous et clandestins s�entendent pour chasser certains occupants de lots afin de racheter ensuite � vil prix les terrains laiss�s � l�abandon et op�rer de juteuses plus-values.
La Corse est fatigu�e de cette loi du plus fort dict�e par des malandrins dont certains s�habillent de politique pour mieux op�rer. Plus que la victoire du oui, c�est la mise hors service de ces individus qui prouvera un v�ritable changement dans l��le.
Des barons de la Brise de Mer jug�s pour racket
Dossier Corse
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