La CIA fusible id�al dans la crise irakienne
Jul 14, 2003
Auteur: L'investigateur

La CIA est devenu le fusible n�cessaire pour le scandale des armes de destruction massive ne contaminent pas la Maison Blanche. La CIA et peut-�tre Blair en Grande Bretagne seront les premi�res victimes d�un scandale essentiellement due � l�hypocrisie internationale. La Maison Blanche a en effet , vendredi 11 juillet, rejet� sur la CIA, la responsabilit� des fausses informations avanc�es pour justifier la guerre contre Saddam Hussein. Le pr�sident am�ricain, George W. Bush, a d� � nouveau s'expliquer, vendredi, depuis l'Ouganda, avant-derni�re �tape de son voyage africain. Le directeur de la CIA, George Tenet, a plaid� coupable. "C'�tait une erreur. Premi�rement, la CIA a donn� son aval au discours du pr�sident. Deuxi�mement, je suis responsable des proc�dures d'agr�ment de mon agence. Et troisi�mement, le pr�sident avait toutes les raisons de croire que le texte �tait bon". A Washington, sa d�mission est �voqu�e. Il n'est pas certain qu�elle suffise � �pargner le Pr�sident.

"Une erreur a �t� commise, une enqu�te sera men�e et les responsables sanctionn�s", a d�clar� le s�nateur r�publicain John McCain. Les critiques les plus virulentes viennent des rangs d�mocrates : "Les informations des m�dias selon lesquelles l'administration aurait ignor� les mises en garde de la CIA sont particuli�rement troublantes", a affirm� Joe Lieberman, s�nateur et candidat � l'investiture d�mocrate � la pr�sidentielle. Jeudi, le S�nat a vot� un amendement, � la demande du d�mocrate Dick Durbin, autorisant "une enqu�te parlementaire conjointe - avec la Chambre des repr�sentants - rapide et minutieuse." Les auditions devraient �tre publiques et l'amendement pourrait �tre d�finitivement adopt� d�s la semaine prochaine.

D�o� la d�signation de la CIA comme le seul coupable."La CIA a v�rifi� le discours dans son int�gralit�.(celui du pr�sident annon�ant la guerre NDLR) Si son directeur avait dit : "Retirez ceci du texte du discours", cela aurait �t� fait, a d�clar�, vendredi, en Afrique, la conseill�re � la s�curit� nationale, Condoleezza Rice. S'il y avait des doutes sur les renseignements, ils n'ont pas �t� communiqu�s au pr�sident, au vice-pr�sident ou � moi-m�me".

Ainsi va la politique. Il faut savoir que les services de renseignement am�ricains avaient �t� accus�s d�avoir appris que les Japonais allaient bombarder Pearl Harbor en 1941 et d�avoir laiss� faire afin d�amoindrir les partisans de la non-intervention. Quoi qu�il en soit, les Am�ricains sont entr�s dans la guerre et sans eux l�Allemagne nazie n�aura pas �t� vaincue. Il faudrait aujourd�hui demander aux Irakiens s�ils sont d�accord pour que Saddam Hussein reviennent au pouvoir. Tout le reste n�est que bavardages et tartufferies. La v�rit� est que les Etats-Unis voulaient mettre � bas Saddam Hussein et qu�ils ont pris le premier pr�texte pour foncer dans le tas. La politique n�est pas tr�s morale mais les dictatures encore moins. Il est vrai qu�il aurait �t� plus moral que Saddam Hussein continue de torturer, de massacrer sans �tre g�n� par les Am�ricains. Mieux encore : il aurait fallu �couter les pacifistes et lever le blocus rendant au tyran toute sa puissance p�troli�re. C��tait tellement plus confortable pour tous nos r�veurs de salon. Mais la r�alit� est autre et nous pensons que s�il avait fallu prendre pour pr�texte de guerre le mauvais go�t de Saddam Hussein dans le choix de ses cale�ons, le pr�texte aurait �t� parfait.

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