Difficile d��tre de gauche par les temps qui courent. Les retraites ? Il faut bien s�opposer au projet en oubliant que du temps de la gauche, le PS proposait sensiblement les m�mes rem�des. La Corse ? On feint d�h�siter, on se tr�mousse, on joue les capricieuses en sachant qu�il faudrait bien dire oui au projet du gouvernement. Le PS prendra officiellement position mardi lors de son bureau national sur la consultation organis�e le 6 juillet sur l'�volution institutionnelle de la Corse que les socialistes approuvent sous certaines conditions, a d�clar� Bruno Le Roux.
Jeudi soir sur France 2, le premier secr�taire Fran�ois Hollande s'est dit favorable � la collectivit� unique en Corse, rappelant que "Lionel Jospin avait engag� cette politique de dialogue, et en m�me temps de fermet�, et d'�volution institutionnelle".
Le num�ro un socialiste a cependant mis des "conditions" � une approbation du r�f�rendum organis� le 6 juillet dans l'�le: "il faut qu'on ait toutes la transparence possible sur le mode de scrutin, sur le respect des r�gles du service public et de l'Etat et qu'on ait un peu plus d'information sur ce qui resterait des conseils g�n�raux".
"Si nous avons ces garanties et ces conditions, il n'y a pas de raison que ce que nous pensions hier, nous ne le pensions pas aujourd'hui", a conclu M. Hollande au cours de l'�mission "Cent minutes pour convaincre".
Le PS avait demand� d�but juin le report de la consultation en raison de "l'impr�cision et (de) l'opacit� du gouvernement".
Regrettant que le gouvernement maintienne la date du 6 juillet, Bruno Le Roux, sp�cialiste de la Corse au PS, a d�clar� vendredi que les socialistes ne vont "pas jouer la politique du pire".
Jugeant "difficile de s'opposer" � une d�marche engag�e sous la gauche, M. Le Roux a indiqu� que, m�me appelant � voter oui, les socialistes feraient "une campagne tr�s critique sur la fa�on de proc�der du gouvernement".
"En ne permettant pas que la campagne se passe dans de bonnes conditions, le gouvernement met en danger une d�marche initi�e depuis deux ans", a estim� le d�put� de Seine-Saint-Denis. Il fallait bien dire quelque chose de diff�rent.
|
|