Le pr�sident Bush, qui vient d'ouvrir officiellement la campagne en vue de sa r��lection en 2004, s'est adress� aux invit�s de la cuv�e 2003 du D�ner annuel du pr�sident qui s'est tenu � Washington le 21 mai et leur a pr�sent� les grandes lignes de sa politique int�rieure et �trang�re. Voici ce document :
� Merci, merci � tous, merci de votre accueil si chaleureux. C'est tellement agr�able de pouvoir d�ner tranquillement avec quelques amis (rires). Je ne saurais vous dire � quel point je suis touch� de votre pr�sence.
Je veux d'abord remercier mon ami, George Allen, d'avoir organis� cette r�union et je veux remercier tous ceux qui ont aid�. Et je veux plus particuli�rement vous remercier, vous tous, d'�tre venus de toutes les r�gions de notre grand pays. Merci de votre soutien : il fait toute la diff�rence pour notre � grand parti � . Votre participation fait toute la diff�rence pour notre pays.
Tous ceux d'entre nous qui sont au service de notre pays ont des responsabilit�s importantes. Vous avez vos responsabilit�s � la maison, d'aimer vos enfants de tout votre c�ur et de toute votre �me. Vous avez des responsabilit�s dans vos communaut�s, d'aimer vos voisins comme vous voudriez qu'ils vous aiment. Si vous �tes PDG d'une grande entreprise, vous avez la responsabilit� de dire la v�rit� � vos employ�s et � vos actionnaires (applaudissements). Et nous avons nos responsabilit�s � Washington, d'�uvrer ensemble pour que notre pays reste fort et en s�curit�, et prosp�re et optimiste. Et nous acceptons cette responsabilit� (applaudissements).
Je fais grand cas du pr�sident de la Chambre des repr�sentants, Denny Hastert (applaudissements) ; c'est un excellent pr�sident ; nous voulons le garder comme pr�sident (applaudissements) ; et je dirais la m�me chose du chef de la majorit� au S�nat, le S�nateur Bill Frist (applaudissements). C'est un vrai plaisir que de travailler avec ces Am�ricains extraordinaires.
C'est �galement un honneur pour moi que d'�tre � la m�me table que le pr�sident de ce d�ner pour le S�nat, le s�nateur Orrin Hatch de l'Utah (applaudissements), le pr�sident du comit� national pour la campagne r�publicaine, le repr�sentant Tom Reynords de l'�tat de New York (applaudissements) , et le pr�sident du d�ner pour la Chambre des repr�sentants, le repr�sentant Dave Camp du Michigan (applaudissements). L'Am�rique a de la chance de vous avoir, de la chance que vous serviez en notre nom � tous.
Je veux remercier les membres du Cabinet qui sont pr�sents ici ce soir. Je veux remercier les Oakridge Boys d'avoir partag� avec nous la beaut� de leurs voix (applaudissements). Mais surtout je veux vous remercier, vous tous qui nous soutenez et qui soutenez ce que nous faisons pour le pays.
Au cours des deux ans et demi qui viennent de s'�couler, l'Am�rique s'est trouv�e confront�e � des d�fis incroyables qui ont montr� notre pays sous son meilleur jour (applaudissements).
Les �preuves par lesquelles notre pays est pass� ont r�v�l� son caract�re. Le monde a vu que nous sommes courageux, r�solus, durs lorsqu'il le faut, mais aussi pleins de compassion.
Le monde a vu la force et l'id�alisme de nos forces arm�es. Gr�ce aux comp�tences (applaudissements) gr�ce aux comp�tences et au courage de nos troupes et gr�ce � la technologie de notre appareil militaire, le monde a vu que les tyrans ont tout � craindre des �tats-Unis d'Am�rique. Gr�ce aux comp�tences et � la bravoure de nos troupes et des forces de la coalition, les coupables ne peuvent plus se cacher derri�re les innocents et le monde va se trouver plus en paix (applaudissements).
Les terroristes auront moins d'endroits o� se cacher. Les tyrans n'auront plus le loisir d'asservir leur peuple. La libert� est arriv�e dans les recoins les plus �loign�s de notre plan�te (applaudissements).
Tous les amis de notre pays, tous les ennemis de notre pays peuvent �tre s�rs que l'Am�rique fera toujours tout pour maintenir la paix et que nous tenons toujours nos promesses.
Nous travaillons aussi d'arrache-pied pour changer le ton � Washington et nous y arrivons. Nous avons �lev� le d�bat pour nous concentrer sur les r�sultats et les progr�s et nous obtenons de bons r�sultats pour les Am�ricains. Une des raisons � cela est que j'ai rassembl� une �quipe formidable (applaudissements). Aux membres du Cabinet pr�sents ce soir, merci de votre contribution. Mais je veux aussi saluer un membre de mon �quipe qui n'est pas ici ce soir ; il fait un travail fabuleux et c'est le meilleur vice-pr�sident que l'Am�rique ait jamais connu : j'ai nomm� le vice-pr�sident, Dick Cheney (applaudissements).
Ma m�re ne serait peut-�tre pas d'accord avec moi (rires) mais c'est moi qui ai le micro (rires). Le vice-pr�sident et les membres du Cabinet et tous ceux qui travaillent pour moi sont r�solus de tenir la promesse que nous avons faite, de redonner son honneur et sa dignit� � la fonction de pr�sident des �tats-Unis (applaudissements).
Et je suis fier du Congr�s des �tats-Unis. Le Congr�s veut des r�sultats et il a obtenu des r�sultats formidables pour les Am�ricains : d'importants all�gements fiscaux gr�ce auxquels les travailleurs vont pouvoir garder une partie plus importante de leurs revenus ; la r�forme de l'�ducation ; le minist�re de la s�curit� int�rieure qui rendra l'Am�rique plus s�re ; la l�gislation commerciale. Ce Congr�s, au lieu de perdre son temps en querelles internes et en gesticulations partisanes, s'int�resse au bien du peuple am�ricain. Et je suis fier de ce que vous avez fait (applaudissements).
Nous avons beaucoup fait en deux ans et demi, mais il nous reste encore beaucoup � faire. Nous avons beaucoup � faire. D'abord, l'Am�rique s'est engag�e � �tendre le royaume de la libert� et de la paix pour notre propre s�curit� et pour le bien du monde. Ensuite, dans notre propre pays, nous devons �uvrer � cr�er une soci�t� prosp�re et compatissante pour que chaque individu ait une chance de travailler et de r�ussir, et de vivre la grande promesse des �tats-Unis d'Am�rique.
Partout dans le monde, il n'a jamais �t� plus �vident que l'avenir de la libert� et de la paix d�pend des actions des �tats-Unis. Notre pays est le pays et le d�fenseur de la libert�. Nous acceptons cette responsabilit� que l'histoire nous a donn�e et nous en serons dignes (applaudissements).
Comme nous l'avons encore vu la semaine derni�re en Arabie saoudite et au Maroc, la guerre contre le terrorisme se poursuit. Notre travail n'est pas fini. Les ennemis de la libert� ne restent pas les bras crois�s mais nous non plus (applaudissements). Notre pays ne se reposera pas, nous ne conna�trons pas la fatigue, nous n'aurons pas de cesse que les menaces contre la civilisation n'aient �t� �limin�es (applaudissements).
Nos int�r�ts nationaux n�cessitent plus que l'�limination des menaces d'agression contre notre s�curit�. Notre meilleure protection vient des progr�s de la libert�. En effet, les peuples libres ne soutiennent pas les terroristes ; les peuples libres n'attaquent pas leurs voisins ; les peuples libres ne menacent pas le reste du monde au moyen d'armes de destruction de masse (applaudissements). En tant qu'Am�ricains, nous sommes persuad�s que la libert� est le souhait le plus cher et le besoin le plus profond de tous les individus et nous sommes persuad�s que la libert� est un des droits de chaque personne et l'avenir de chaque nation (applaudissements).
Les �tats-Unis se rendent aussi compte que leur capacit� inou�e d'influer sur le cours des �v�nements se double de responsabilit�s �normes. Nous avons des devoirs. Lorsque nous voyons la maladie, la famine, la pauvret� abjecte, nous ne pouvons pas d�tourner la t�te et nous ne le ferons pas. En Afrique, les �tats-Unis se sont engag�s � fournir des m�dicaments aux millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui souffrent du sida (applaudissements).
Je veux remercier le Congr�s, je veux remercier la Chambre des repr�sentants d'avoir adopt� cette enveloppe aujourd'hui pour que la compassion du peuple am�ricain se fasse sentir dans les recoins les plus d�sesp�r�s du monde. Et je veux remercier Henry Hyde et Dick Lugar et Bill Frist d'avoir pilot� dans les deux Chambres cette l�gislation importante que j'envisage avec plaisir de promulguer avant de me rendre en Europe la semaine prochaine (applaudissements). Et l�, je t�moignerai de notre grand c�ur, de notre grande compassion aupr�s de nos partenaires et je les engagerai � se joindre � nous dans cette grande entreprise (applaudissements).
Nous avons aussi des d�fis � relever � l'int�rieur et je n'ai aucun doute que nous soyons � m�me de le faire. Dans les mois qui viennent, notre travail le plus urgent va �tre de renforcer notre �conomie, d'instaurer les conditions voulues pour cr�er des emplois et donner � tous nos concitoyens la s�curit� et des d�bouch�s �conomiques. La prosp�rit� est le r�sultat du travail et repr�sente le r�ve de tout Am�ricain. Le r�le du gouvernement n'est pas de cr�er la richesse, il est de cr�er un environnement dans lequel le travail et l'esprit d'entreprise sont r�compens�s (applaudissements).
Les repr�sentants et les s�nateurs r�publicains le savent bien. Les deux Chambres ont maintenant pass� des projets d'all�gements fiscaux additionnels pour laisser plus d'argent dans les mains des Am�ricains. Vous voyez, nous comprenons - l'argent dont nous parlons � Washington n'est pas l'argent du gouvernement, l'argent dont nous parlons � Washington est l'argent des citoyens (applaudissements).
M. Thomas, le pr�sident de la Chambre, et M. Grassley, le pr�sident du S�nat, vont maintenant concilier les deux textes de loi et je suis certain qu'ils vont bient�t pouvoir d�poser sur mon bureau un projet que je pourrai promulguer. Les membres de la Chambre des repr�sentants et du S�nat sont ax�s sur les r�sultats. Lorsqu'ils voient un probl�me, ils agissent. Nous voulons qu'aux �tats-Unis tous ceux qui veulent travailler puissent trouver un emploi (applaudissements).
La s�curit� �conomique d�pend aussi de la bonne �ducation de tous les enfants. Je suis arriv� � Washington avec le d�sir de r�former l'�ducation en profondeur, d'introduire des normes �lev�es, un sens des responsabilit�s et des examens r�guliers dans toutes les �coles publiques du pays. � une solide majorit� des deux partis, nous avons adopt� la Loi � Aucun enfant laiss� pour compte � (applaudissements). C'est un bon d�but mais ce n'est qu'un d�but. Maintenant, nous travaillons avec les gouverneurs et les responsables des districts scolaires de tous les �tats pour que cette r�forme devienne r�alit�. Tous les enfants peuvent apprendre les �l�ments fondamentaux de la lecture et des math�matiques et toutes les �coles doivent les enseigner. Le temps des excuses est pass�, nous voulons des r�sultats, nous ne voulons pas qu'un seul enfant soit laiss� pour compte (applaudissements).
Nous pouvons nous fonder sur nos succ�s pass�s pour faire voter les autres priorit�s. Les membres du Congr�s travaillent avec nous pour renforcer et moderniser Medicare, pour donner aux personnes du troisi�me �ge un plus grand choix de plans de soins et un meilleur acc�s aux m�dicaments sous ordonnance. Tous les employ�s du gouvernement f�d�ral peuvent choisir entre divers plans de soins, les personnes du troisi�me �ge devraient aussi pouvoir le faire. Si pouvoir choisir est une bonne chose pour les fonctionnaires f�d�raux, �a l'est aussi pour les gens du troisi�me �ge (applaudissements).
Nous travaillons aussi � r�duire le nombre des proc�s futiles et � engager une r�forme en profondeur de la responsabilit� m�dicale (applaudissements). Les personnes qui ont �t� mal trait�es par un m�decin m�ritent d'�tre entendues par un tribunal mais le syst�me ne doit pas servir � enrichir les avocats qui cherchent � obtenir de grosses indemnisations (applaudissements). La question de la responsabilit� m�dicale est un probl�me national qui doit avoir une solution au niveau national. La Chambre des repr�sentants a pass� un bon projet de loi, le S�nat devrait faire de m�me (applaudissements).
Je continue aussi � travailler avec le Congr�s pour passer un plan �nerg�tique exhaustif destin� � r�duire notre d�pendance vis-�-vis du p�trole �tranger (applaudissements). Nous devons �galement faire avancer les choses au plan du conservatisme compatissant. Nous nous devons d'utiliser les id�es les plus novatrices pour aider ceux qui sont dans le besoin. Nous devons continuer � �uvrer pour une vraie r�forme de l'aide sociale, pour donner du travail � plus d'Am�ricains et plus de dignit� � leur vie.
Le Congr�s doit finir son travail sur la loi confessionnelle pour soutenir les arm�es de la compassion - pour surveiller les enfants, prendre soin des sans-abri et redonner de l'espoir aux drogu�s (applaudissements).
J'appr�cie le travail qu'accomplissent Orrin Hatch et Bill Frist pour assurer le bon fonctionnement du judiciaire. J'ai pr�sent� d'excellentes nominations pour nos tribunaux f�d�raux. Le processus de confirmation du S�nat doit consister � servir la justice et non pas �tre une tribune politique.
Nous avons un vaste ordre du jour pour notre pays et une vision claire et optimiste de notre avenir. Nous croyons en une soci�t� de propri�taires. Nous voulons que les Am�ricains poss�dent leur propre plan de sant� ; nous voulons qu'ils puissent lancer leur propre entreprise ; nous voulons que plus de familles poss�dent leur maison ; nous voulons que les individus poss�dent une partie de leur retraite afin que tous aient la dignit� qui vient de la propri�t�, de la possession d'actifs qu'ils peuvent dire leur appartenir (applaudissements).
Nous avons �galement la vision d'une soci�t� responsable. Nous sommes en train de changer la culture de notre soci�t�. Les mots d'ordre �taient, nagu�re, de suivre ses envies et, en cas de probl�mes, de bl�mer l'autre. Aujourd'hui, nous adoptons une culture o� les gens savent qu'ils sont responsables de leurs actions. Ils sont responsables des enfants qu'ils mettent au monde (applaudissements). Une culture qui dit qu'il vous incombe d'aider votre voisin dans le besoin.
Nous pouvons voir une culture de service et de responsabilit� appara�tre autour de nous. Nous avons lanc� l'� USA Freedom Corps � et la r�action a �t� merveilleuse. Nos concitoyens, de toutes les cat�gories, de tous les partis politiques, y ont adh�r� pour que ceux qui souffrent re�oivent l'affection et la chaleur dont ils ont besoin.
Nos associations caritatives confessionnelles sont fortes et actives, Nous avons des gens qui sont pr�ts � se sacrifier pour les autres - ceux en uniforme, les policiers et les pompiers. Nous avons des gens qui servent dans leur communaut� et qui sont pris en exemple, en mod�le, pour que les enfants apprennent ce qu'est un h�ros, un vrai h�ros. La culture am�ricaine change bel et bien, et pour le mieux (applaudissements).
C'est un vrai honneur que d'�tre le pr�sident d'un grand pays. Notre pays s'est trouv� confront� � de grands d�fis au cours de ces deux ann�es et demi. Nous avons subi des attaques terroristes et nous en sommes sortis plus forts. Nous avons men� la lutte contre le terrorisme. Nous avons lib�r� un grand peuple d'un tyran impitoyable et �limin� la menace qu'il constituait pour la paix (applaudissements).
Nous avons relev� tous les d�fis et nous rel�verons tous les d�fis qui se pr�senteront parce que nous sommes le plus grand pays du monde. Et la raison en r�side dans la force et la compassion du peuple am�ricain.
C'est vraiment un honneur que d'�tre ici. Que Dieu vous b�nisse et que Dieu b�nisse l'Am�rique.
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