Dans les coulisses de la diplomatie, les responsables nippons ne cessent, depuis des ann�es de "recruter" de nouveaux pays. Apr�s les �tats Cara�bes, l'Afrique se laisse acheter par le Japon pour obtenir � terme la reprise de la chasse baleini�re commerciale.
La Guin�e, le Gabon, le Maroc, le B�nin et les �les du Cap Vert ont d�j� c�d� aux avances nippones. Un repr�sentant officiel du Japon avouait lui-m�me au printemps 2001 qu'une partie des fonds d'Aide au D�veloppement servait � faire adh�rer certains pays � la CBI.
Parmi les �tats-membres de la CBI, seuls le Japon et la Norv�ge pratiquent ou entendent reprendre une chasse commerciale, s'appuyant sur des estimations d'abondance de petits rorquals (la principale esp�ce cibl�e) tr�s discut�es et revues � la baisse par de nombreux scientifiques.
Pour parvenir � leurs fins, ces deux pays investissent dans des campagnes publicitaires vantant les propri�t�s de la viande de baleine, alors que celle-ci est contamin�e par les pesticides et les m�taux lourds. Les repr�sentants nippons accusent les baleines de consommer trop de poisson, sans remettre un seul instant l'impact d�vastateur des p�cheries mondiales sur les ressources halieutiques. Mais ils ont aussi et surtout recours aux achats de votes.
Dans un courrier adress� aux ambassadeurs du Benin et du Gabon, Greenpeace en a appel� � la dignit� de leurs pays pour ne pas c�der aux sollicitations du Japon : "Ce qui fait la richesse de la CBI, c'est le libre arbitre de ses �tats-membres et l'ind�pendance d'action et de vote qu'ils tentent de maintenir, m�me dans le contexte actuel d'achats de votes.
La r�union de Shimonoseki risque d'�tre d�cisive sur bien des plans (RMS - Revised Management Scheme, sanctuaires). Nous souhaitons que votre pays y participe hors de toute pression mais avec le soutien des �tats et des organisations telles que la n�tre, dans le respect d'esp�ces d�j� tr�s menac�es par l'�tat actuel de la Plan�te : pollutions, surp�che, r�chauffement."
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