Luxembourg : police ridiculis�e par un bulletin d��l�ves
Dec 5, 2003
L�affaire de ce professeur de g�ographie d�Esch-sur-Alzette d�menti dans ses notations par la Cour administrative donnant raison � une �l�ve plaignante recal�e par le prof et � r�habilit�e � par la Cour, franchit les bornes de l�ubuesque. Voil� que des policiers d�Esch-sur-Alzette, apr�s le d�p�t d�une plainte par le prof, s�en vont dans trois caf�s eschois fr�quent�s par des �l�ves des lyc�es du coin et y emportant des paquets de la revue � The Mausi Observer �. Belle pub pour nos confr�res en herbe des bancs �coliers et surtout pour ce prof qui aurait mieux fait de la mettre en sourdine. Le bulletin d��l�ves se pr�sente d�ailleurs sous le leitmotif : � Bulletin des �l�ves ill�gal du Lyc�e d�Esch �, le terme � ill�gal � �tant mis entre parenth�ses.

Or, les braves policiers si diligents ne disposaient, selon le Parquet, d�aucun mandat pour ex�cuter ce qui ressemble fort � une saisie. La ministre de l�Education nationale, suite � une question pos�e par le d�put� ADR Jaerling, d�clara d�ailleurs : � je pr�cise que cette action n��mane ni d�une d�cision politique, ni d�une d�cision judiciaire. � Tout en rajoutant un peu b�tement : � Il ne s�agissait pas d�une confiscation, mais d�une initiative des autorit�s scolaires � des fins d�information. � Que c�est joliment dit pour cacher une bavure !

Et voil� qu�appara�t le porte-parole de la police : � Les forces de l�ordre ont agi sur base du d�p�t d�une plainte. Et d�ailleurs, les exemplaires n�ont pas �t� confisqu�s. � Selon le porte-parole, le patron d�un bistrot aurait remis volontairement ses exemplaires aux policiers !

Nonobstant, le Procureur a donn� injonction aux valeureux policiers de restituer les journaux l� o� ils ne les avaient donc pas confisqu�s !

Le site internet de ces �l�ves contestataires quant � lui ne fonctionne plus, les fichiers ayant �t� enlev�s. Quant � la police, elle a d�clar� qu�elle aimerait vraiment savoir qui se cache derri�re ce journal. � L�investigateur � a eu un contact avec le groupe sympathiquement perturbateur. Qui n�a malheureusement pas donn� suite � notre demande d�interview, craignant visiblement � que notre anonymat pourrait �tre mis en danger �.

�2003 L'investigateur - tous droits r�serv�s