R�unis mercredi soir � Corte, les diff�rents mouvements et partis nationalistes ont adopt� un accord sur trois points ouvrant ainsi les portes de l'union. � Chjama Naziunale, le PNC, lndipendenza, I Verdi, Corsica Nazione, l� ANC, A Manca Naziunale, U Partitu socialistu per l'indipendenza, U Partitu per A Chjama et U Rinnovu �taient r�unis hier soir dans l'un des amphith��tres de l'Universit� de Corse � Corte.
"Les dix partis du mouvement national ont d�cid� unanimement de poursuivre les discussions relatives � l'union strat�gique" et "� la suite de la tr�ve de ses op�rations militaires du FLNC-UC sans conditions de temps ni de lieux, valident le projet d'accord (...) relatif au processus d'union", selon un communiqu� lu par une militante � l'issue d'une nouvelle r�union.
Le porte-parole de la r�union, Jean-Toussaint Plassenzotti, dirigeant de la Manca naziunale, a affirm� que � le cadre pour les discussions est pos� et le top de d�part vient d'�tre donn�. � Maurice Guidicelli, responsable d�Indipendenza expliquait quant � lui que l�union �tait quasiment faite.
Ces dix organisations publiques avaient engag� le 9 septembre des discussions hebdomadaires � Corte en vue de se pr�senter unis aux �lections territoriales de mars prochain. Depuis le d�but, les partis mod�r�s, dont le Parti de la Nation corse (PNC, autonomiste), la Chjama Naziunale et l'Accolta Naziunale Corsa (ANC) avaient sollicit� au pr�alable une tr�ve "longue et totale" de la violence clandestine. Tr�ve d�cr�t�e par le principal mouvement clandestin dans la nuit du 13 au 14 novembre.
Les militants de base du PNC ont donc autoris� dimanche leurs dirigeants � sceller l'union, pr�c�d�s la veille par ceux des mouvements ind�pendantistes Corsica nazione et Indipendenza, consid�r�s comme les vitrines politiques du FLNC-UC.
� Toutes les organisations pr�sentes ont adopt� � l'unanimit� ces trois points ainsi que le pr�ambule historique qui fait �tat des cons�quences de la conqu�te fran�aise et en m�me temps de ce qu'a apport� le mouvement national � travers l'histoire moderne dans notre pays. �
Concernant la violence clandestine, l'ensemble des mouvements a d�clar� que � prenant acte de la volont� de tous de travailler � la disparition des causes de la violence clandestine et malgr� les divergences importantes sur la question, les organisations signataires d�cident d'�laborer un calendrier permettant de s'engager dans une r�flexion approfondie sur le r�le, les moyens, les limites de la violence clandestine
� � moyen et long terme, elles s'engagent � cr�er les conditions d'avanc�es politiques d�cisives permettant de rendre possible sa disparition d�s lors que la question corse sera engag�e sur la voie d'un v�ritable r�glement politique. �
"Les dix mouvements souhaitent que les autres mouvements clandestins suivent l'effort de paix et de construction nationale et qu'ils soutiennent le principe de r�glement n�goci� de la question corse", dit encore le communiqu�, certains dirigeants les appelant clairement � d�cr�ter �galement une tr�ve.
"Nous avons franchi une �tape d�cisive, les prochaines r�unions devront contribuer � concr�tiser durablement un projet d'union strat�gique, politique et �lectorale et de travailler th�me par th�me", conclut le communiqu�.
Les principales questions en suspens sont la constitution de la liste �lectorale et la d�signation de sa t�te, ainsi que le projet politique commun en cas de "prise de responsabilit�" dans les institutions de l'�le apr�s les �lections.
En cas d'union �lectorale, les nationalistes esp�rent emporter pr�s de 30% des suffrages aux territoriales, un chiffre de plus en plus cr�dible pour nombre d'observateurs politiques et qui d�range beaucoup � Paris, autant � l��lys�e que place Beauvau o� il a �t� d�cid� de faire le maximum afin que les nationalistes ne deviennent pas la premi�re liste au soir du second tour.
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