Le pr�sident de Femu, g�rant de l�h�tel Ibis de Bastia, condamn�
Nov 20, 2003
Jean-Nicolas Antoniotti a �t� condamn� � 4 mois de prison avec sursis apr�s qu�il eut d�vers� des gravats devant la pr�fecture de Bastia afin de protester contre le plasticage dont son h�tel avait �t� la victime.

Poursuivi pour � entrave � la libert� circulation et r�bellion �, Jean-Nicolas Antoniotti, g�rant de soci�t� et pr�sident de la soci�t� � capital-risque Femu Qu�, n'avait pas souhait� �tre assist� d'un avocat. Il s'est expliqu� seul devant le tribunal correctionnel de Bastia, affirmant qu'il les assumait totalement.

Le 7 mai 2003, il avait demand� au chauffeur d'un camion-benne de d�verser devant les grilles de la pr�fecture les gravats recueillis sur le chantier de l'h�tel � Ibis �, � Bastia dont il �tait le promoteur. Le b�timent avait �t� vis� quelques jours plus t�t et pour la troisi�me fois par un attentat.

Il �tait ensuite descendu du v�hicule o� il avait pris place comme passager et s'�tait affront� aux forces de police.

Le but de cette action symbolique �tait d'attirer l'attention du pr�sident du S�nat, Christian Poncelet, en visite ce jour-l� en Corse, et qui �tait attendu dans les locaux de la pr�fecture.

� Je voulais d�montrer par ce geste que la s�curit� des biens et des personnes n'est pas garantie dans l'�le. Je voulais que M. Poncelet fasse son entr�e en marchant sur des gravats et qu'il constate de fa�on concr�te � quel point les Corses sont expos�s �, a d�clar� Jean-Nicolas Antoniotti dont l'�tablissement h�telier avait �t� la cible de trois attentats successifs. Il se disait sous le manteau � Bastia que l�h�tel Ibis, franchis� par le groupe Accor, �tait soumis � l� � imp�t r�volutionnaire � c�est-�-dire au racket du FLNC.

� Ma question, a pr�cis� Jean-Nicolas Antoniotti, �tait: comment �viter la quatri�me fois ? Et on m'a conseill� d'appeler le 17!�. Il n�a toutefois pas pr�cis� ce qu�il demandait � la pr�fecture et au pr�sident du S�nat en agissant ainsi, lui qui avait la r�putation d�avoir �t� tr�s proche du chef du FLNC bastiais.

Le minist�re public repr�sent� par Mme Durand-Ciabrini, a requis � son encontre une peine de prison � de l'ordre de deux mois � assortie du sursis et une peine d'amende de 1000 euros, consid�rant que � si l'exasp�ration du pr�venu �tait compr�hensible, la m�thode utilis�e n'avait rien de constructif �. Le substitut a par ailleurs estim� qu'il �tait n�cessaire de � soutenir les forces de l'ordre dont la mission n'est pas facile �.

� aucun moment le minist�re public n�a �voqu� un quelconque racket pas plus d�ailleurs que la victime rendant l�affaire totalement incompr�hensible. Il est vrai que depuis, il para�t que les clandestins et Jean-Nicolas Antoniotti, sympathisant du PNC apr�s avoir �t� lui-m�me responsable bastiais du FLNC en 1986, ont fait � la paix �.

Le minist�re public a �galement requis une peine d'emprisonnement d'un mois avec sursis et une amende de 500 euros � l'encontre d'un employ� de Jean-Nicolas Antoniotti qui s'�tait interpos� au moment o� les CRS �taient intervenus.

L'un de ces derniers aurait �t� bless� lors de l'affrontement ce que l'avocat de la d�fense, Me Marc-Antoine Luca a contest� s'appuyant � juste titre sur � l'absence dans le dossier de pi�ces m�dicales �. Or on sait combien il est facile pour les policiers d�obtenir des interruptions de travail.

� La r�action des forces de l'ordre a �t� disproportionn�e �, a t-il conclu. Le tribunal apr�s en avoir d�lib�r�, a condamn� Jean-Nicolas Antoniotti � quatre mois de prison avec sursis allant donc au-del� du r�quisitoire. Son employ� relax� des chefs de � menaces � et � violences volontaires �a �t� condamn� � deux mois avec sursis pour � r�bellion �. Deux cents euros de dommages et int�r�ts seront vers�s � la victime.

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