Mireille Lanfranchi, �lue territoriale sur la liste de Corsica Nazione, explique dans Corse Matin les raisons pour lesquelles, elle n'a pas r�pondu � l'invitation de Nicolas Sarkozy, la semaine derni�re � Paris. Un petit mod�le de langue de bois version femina.
� D�s ma premi�re intervention � l'assembl�e de Corse, j'ai mis l'accent sur ma volont� de contribuer � cr�er les conditions favorables � la recherche d'une paix durable. Les appels � la r�pression n'ont jamais r�solu le probl�me de fond. La r�flexion sur les causes de la situation de blocage est n�cessaire.
Avec les autres femmes de l'assembl�e, nous avons toujours �chang� nos id�es dans un respect mutuel et une profonde volont� de rendre la s�r�nit� a la Corse. Mais cela suffira-t-il quand on voit comment les aspirations de la majorit� des �lus de l'assembl�e sont pass�es � la trappe ? Les choix politiques seront d�terminants quant au d�veloppement durable de l'�le. Je ne refuse pas de partager la
table avec des gens de tous bords politiques, de dialoguer, d'entendre la critique constructive et les propos mesur�s.
Mais je ne peux d�cemment manger � la table de M. Sarkozy, alors que celui-ci est en train de criminaliser, sous la pression des �ch�ances �lectorales futures et � grand renfort m�diatique, tout un pan honn�te et cr�dible de la soci�t� corse, � des fins politiciennes. La Corse ne doit pas �tre un alibi pour noyer les difficult�s du gouvernement face aux grands probl�mes de soci�t� qu'il rencontre aujourd'hui, pas plus que le faire-valoir d'un homme politique. Elle s'inscrit dans une histoire o� l'Etat a largement contribu� � faire na�tre la r�sistance arm�e, avant et apr�s Aleria. L'�tat doit maintenant contribuer � cr�er les conditions d'une v�ritable d�mocratie et donner aux Corses les moyens de construire un projet de soci�t� o� personne ne restera sur le bord de la route. �
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